mardi 3 mars 2015

Les meilleurs moments :love:

    Ça fait un moment que j'y pense, et il est enfin temps de le faire. Il y a des mangas que je relis exprès pour certains moments que j'adore particulièrement.
    Je ne suis pas tant une grande consommatrice de mangas, comme on peut l'affirmer aujourd'hui, parce que je ne lis pas de scans (ou si peu). C'est une question de principe, pas forcément logique, mais j'aime tellement ça que je ne peux pas me permettre de ne pas acheter une œuvre que j'ai réellement envie de lire. De plus, je déteste la consommation de masse. Je ne peux pas supporter l'idée de lire tout ce qui me passe sous la main, pour au final n'apprécier que 1 sur 10 de ce que je lis, et d'en oublier 90%. J'ai une certaine collection et à part quelques tomes que j'ai gagné ou hérité ou récupérer pour la collec', j'ai lu au moins une dizaine de fois chaque mange que je possède parce que je les aime toujours autant.
    Tout ça pour dire que je veux vous faire partager les moments qui m'ont le plus marqué dans les mangas. Cette liste n'est évidemment pas exhaustive, et il n'y a que les mangas que je possède. De plus, j'ai des références assez vieilles et qui ne vous parleront pas forcément. Mais je vais essayer de vous donner l'envie de les découvrir ! (mais je vous spoile à mort)


                      #1 : Dragon Ball, les cyborgs

Ces regards de psychopathe

    Je ne vais ÉVIDEMMENT pas vous faire le résumé de Dragon Ball. Si vous connaissez pas, renseignez-vous vous-même bande de larves.
    Y a beaucoup de passages que je pourrais évoquer comme le commando Ginue, la mort de Sangoku contre Cell ou la relation entre Boo et Satan (ou même celle entre Sangohan et Piccolo). Mais j'ai un souvenir particulier de quand j'étais plus jeune. Le passage avec l'arrivée des cyborgs et la découverte de Cell m'angoissait. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je pense que c'est lié à quelques éléments.
    D'abord on apprend que Sangoku peut tomber malade et peut en mourir ! C'est affreux ! Depuis le début, il est surhumain et il n'arrive rien de vraiment inquiétant parce qu'on peut toujours avoir plus de puissance. Mais là, c'est quelque chose de réel et de grave contre quoi on ne peut rien faire (enfin si, grâce à Trunks d'ailleurs).
    Ensuite c'est un ennemi qui vient de nul part et qui est inquiétant parce qu'il annonce un avenir funeste. Perso, quand j'entends Trunks qui nous apprend que tout le monde va mourir et que ça va être l'apocalypse, ça me fait vaguement flipper. Et puis, vous avez vu la tête des premiers cyborgs !? (encore les suivants sont classes donc voilà) Ça me donne pas envie de les avoir en face de moi !
    Et puis, le passage qui m'a le plus mis mal à l'aise, c'est quand Trunks, Bulma et Sangohan enquêtent sur la créature (=Cell) qui est arrivée en même temps que les cyborgs avec une machine à voyager dans la temps. Là, ça passe en mode thriller angoisse genre « Mon dieu, mais ce n'était pas censé se passer comme ça... D'où vient-elle et que vient-elle faire, je ne sais tellement pas ! ». Je sais que j'étais jeune, mais tout ce passage était assez malsain et tranchait un peu avec ce qui s'était passé précédemment. Mais ça redevient normal quand on connait Cell et toute la suite.

Brrr, froid dans le dos


                        #2 : 3x3 Eyes, la fin du monde

Le moment fatidique
Pauvre Yakumo !
   


      Celui-là fait partie de ces vieux mangas au style années 90 (comme Gunnm et Ah!My Goddess)    qui étaient encore publiés dans le format français de gauche à droite.
    Yakumo travaille dans un bar de travestis et a une vie pas très palpitante, jusqu'à ce qu'il rencontre Paï, envoyée vers lui par le père archéologue de Yakumo qui est mort. Après un accident qui le blesse grièvement, Paï le transforme en immortel. Il découvre alors qu'elle est l'unique descendante d'un peuple appelé Sanjiyan Unkara, peuple qui possède un 3e œil et maitrise l'immortalité. Yakumo est devenu son Wu en lui donnant son âme en échange de l'immortalité. Paï veut devenir humaine, parce que la vie des Sanjiyan est très longue et qu'elle est toute seule, donc c'est pas super la fête. Dans leurs aventures, ils découvriront que certaines personnes mal intentionnées veulent ressusciter le Kayan Wan, un Sanjiyan maléfique qui a décimé son peuple.
    Vers la fin du manga, après beaucoup de tentatives avortées, le Kayan Wan ressuscite enfin avec ses plein pouvoirs, en ayant « absorbé » la Sanjiyan Paï et le clone de celle-ci (elles sont donc devenues humaines). En conséquence de quoi Yakumo redevient aussi humain. Mais en parallèle, le monde a été dévasté et ne subsistent que de rares survivants. Dans sa grande « bonté » (en fait non, c'est un trou du cul), le Kayan Wan décide de laisser Paï et Yakumo en vie parce qu'ils ne représentent plus aucun menace.
    Ce passage est particulièrement triste, car c'est la première fois que les protagonistes tombent aussi bas, et c'est l'accomplissement de tout ce qu'ils ont tenté d'empêcher durant tout le manga. On voit Yakumo devenu mortel qui se sent totalement impuissant, en plus juste avant il avait couché avec la Sanjiyan qui voulait l'écarter de ces histoires... Culpabilité x1000. C'est quasiment aussi triste que lorsqu'ils se rendent compte que pour devenir humaine, Paï doit participer à une cérémonie qui donnent les plein pouvoirs à un seul Sanjiyan (le rendant superpuissant et tyrannique ~ bonne ambiance).


                    #3 : Fullmetal Alchemist, la fille-chien

Aaaaah caca berk !!!

   Edward et Alphonse sont deux frères qui se sont lancés dans l'alchimie à la base pour ressusciter leur mère. Seulement, l'alchimie demande un principe d'équivalence qui dit qu'on doit sacrifier le même volume que ce qu'on veut créer. L'opération échoue puisque Edward perd son bras et sa jambe et que Alphonse perd son corps entier, après quoi Edward a transféré son esprit dans une armure. De plus, la créature qui en résulte n'est en aucun cas la mère des garçons. A la suite de ça, ils parcourent le monde pour trouver une solution pour rendre son corps à Alphonse et éventuellement (mais c'est moins important) redonner ses membres à Edward.
    J'ai fait un bref résumé, mais je considère que vous connaissez l'histoire, c'est quand même un manga connu...
    Au début du manga, les deux frères rencontrent un scientifique, Sho Tucker, qui fait des recherches sur les chimères (ce qu'on définit au début comme la fusion entre des animaux). Il cherche à créer une chimère qui parle et qui aurait des attributs humains. Il vit avec sa fille et son chien. Et il finit par faire fusionner... sa fille et son chien. Je déteste ce passage, il m'a presque traumatisé la première fois que je l'ai lu. Il est juste horrible ! En plus, je me rappelle que je m'y attendais pas du tout. Et quand tu découvres la vérité, en même temps que Edward et Alphonse, c'est tellement glauque ! Je crois en plus que c'est le premier tabou qu'on rencontre, il me semble qu'on ne sait pas encore pourquoi les frères ont perdu leurs membres. Du coup, bonne ambiance x10000.

Beuuuuuuuuh



                    #4 : Hunter X Hunter, la tour céleste
He he he...


    D'accord, je vais tricher parce que c'est très dur de choisir UN seul moment qui m'a marqué dans ce manga. Surtout parce que c'est mon manga préféré. Cash. Je l'affirme haut et fort, c'est vraiment mon préféré de loin devant tous ceux que j'ai pu lire.
    Hunter X Hunter se passe dans un monde assez semblable au nôtre, avec une richesse différente d'animaux et de végétaux, et de créatures de manière générale. Dans ce monde, il existe des individus appelés des « hunter » qui sont des sortes de VIP adeptes du combat et spécialistes dans certains domaines, voulant atteindre des objectifs incroyables. De plus, ils ont accès à de nombreuses informations, de nombreux moyens (des VIP quoi). Gon, un jeune garçon, veut passer l'examen de hunter pour rencontrer son père (qui est hunter) mais aussi pour vivre des aventures de ouf. Il va le passer, rencontrer des gens cool, faire des trucs cool, etc... Il se passe tellement de trucs différents que c'est dur de résumer le manga.
    Le premier passage que je vais évoquer est un combat qui se passe dans la tour céleste. Ce bâtiment est un endroit où on fait des duels et où on gagne des sous quand on réussit. Plus on réussit et plus on monte dans les étages. Et plus on monte, plus on combat des adversaires coriaces. Notamment, Gon va devoir se battre contre son antagoniste juré (oui, je peux pas dire ennemi, ça serait pas logique), Hisoka, contre qui il rêve de se battre depuis l'examen de hunter. Et ce combat est trop jouissif. On sent toute la tension entre les deux personnages, qui s'attirent et se repoussent à la fois. Évidemment Hisoka gagne et la victoire a un goût d'imperfection. Car Gon n'est clairement pas à la hauteur, mais on se dit qu'après ça ils seront amenés à se revoir. ET C'EST TOUJOURS PAS LE CAS, BORDEL DE ***** ! Hum, Hisoka est mon personnage préféré. Il est fort, il le sait et il est extrêmement arrogant. Mais surtout, il n'est du côté de personne. Il fait tout pour sa gueule et pour le fun la plupart du temps. (je dois avouer qu'en plus, il y a une sorte de tension sexuelle entre les deux personnages, agrrrrr... bon oui, c'est un peu dans ma tête, mais pas complètement non plus).
    En plus, à l'époque, j'avais vu un AMV du combat sorti de l'animé (que j'ai essayé de regarder, mais trop nul) sur la chanson In the End de Linkin Park, qui est quasiment une des seules chansons d'eux que je trouve intéressante. C'était tellement cool que j'en badais de plaisir. Ce passage est super puissant et trop jouissif (comment ça, je me répète ?).





                        #5 : Hunter X Hunter, Aruka

Mhhh, ça va être glamour

    Après le moment avec les insectes, j'étais un peu comme tout le monde : « Enfin fini ! ». Cet arc a été très long, peut-être même trop. En plus, c'est à ce moment où l'auteur en a profité pour être malade, en dépression ou je ne sais plus trop quoi, donc la sortie de nouveaux tomes pêchaient sérieusement. Pourtant, j'étais loin de me rendre compte que ce qui allait suivre allait être génial.
    Quand le roi a été « vaincu » et les adversaires décimés, Gon n'est pas très en forme, car il a dû utiliser toute son énergie vitale (je résume en très gros) pour vaincre son dernier ennemi. Son corps est faible et « contaminé » par la trop grande dose de Nen (d'énergie (en gros)) qu'il a résorbé. Kirua, son meilleur ami, cherche un moyen de le guérir. Et il connait ce moyen : c'est son petit frère Aruka, qui peut faire ce miracle. Aruka peut réaliser des souhaits, selon un fonctionnement complexe et contre des contreparties parfois dangereuses.
    A cela s'en suit une affaire de famille, car la famille de Kirua veut garder Aruka enfermer, et certains veulent s'en emparer pour l'utiliser à des fins plus ou moins louables, notamment Irumi un des grands frères. Ce passage est très intéressant, parce qu'on retrouve le point fort de ce qui fait la richesse de ce manga. Il y a parfois des combats, et parfois il y a des temps morts, des enjeux différents et pas très importants pour le monde, des rencontres, des découvertes. Ici, on a un écho de ce qu'on a eu tout au début du manga, après l'examen de hunter, à savoir sur la famille de Kirua qui est très particulière. Et puis, Aruka est un personnage génial. Sa sexualité est ambiguë ; on sait de source sûre que c'est le petit frère de Kirua, mais celui-ci le considère plutôt comme sa petite sœur. De plus, il possède une double personnalité et quand il exauce des souhaits, il devient Nanika. Aruka est très proche de Kirua parce que celui-ci le considère comme sa sœur alors que les autres membres de la famille le considère plutôt comme un monstre.
    Le passage est très émouvant, comme on voit les relations très affectueuses entre les deux frères. De plus, Kirua se sépare de Gon après qu'il ait été guéri, alors qu'ils ne s'étaient jamais réellement séparé de tout le manga. Ce qui rend ce moment pas mal triste...

Aaaaw, ils sont trop mignons

mercredi 25 février 2015

20 minutes sur les vieux parchemins #1



   J’ai testé pour vous 20 minutes des 4 premiers opus de la série de jeu vidéo The Elder Scrolls, à savoir Arena, Daggerfall, Morrowind et Oblivion.

    Il faut savoir que j’ai en ma possession The Elder Scrolls Anthology, un boitier contenant les 5 jeux fonctionnant sur PC. Ceux qui me connaissent un minimum savent que le seul ordinateur que j’ai véritablement en ma possession est un Mac, et que donc ce boitier me sert pour l’instant d’ornement et de source de fierté.
    Il faut savoir également que je n’avais joué qu’à Skyrim, le jeu qui a popularisé la série en étant accessible sur consoles de salon (et, même si on est mauvais langue, casualisé). Mais j’ai pas mal entendu parler et un peu vu jouer les autres jeux. Par pur esprit de collectionnite, j’ai acheté l’anthologie.
    Comme je suis allée passer 3 jours chez mes parents et qu’un ancien PC familial réside dans ma chambre, j’ai emmené ma boîte pour espérer tester les jeux, ou en tout cas, une partie d’entre eux. N’étant là-bas que 3 jours, je n’ai pu seulement testé que quelques minutes de début de jeu, mais ça a permis de me faire une idée et de les rendre alléchants pour une future vraie partie.


Le vieux de la vieille : Arena


    Arena se passe dans le monde entier de Tamriel, un monde héroïc-fantasy composé de multiples régions, en l’an 389 de la Troisième Ere. Le mage Jagar Tharn a trahi l’empereur Uriel Septim VII et l’a envoyé dans le monde d’Oblivion, le monde des Daedras, des genres de démons immortels. Après ça, il a pris son apparence pour régler sur Tamriel.
    On se réveille dans une prison par la voix d'une madame qui dit qu'on doit sauver le monde (en gros). Notre but sera de retrouver les morceaux du bâton du Chaos, le bâton qui a servi à emprisonner Uriel Septim en Oblivion.

    La création de personnage fut rapide ; j'ai fait une femme nordique, en souvenir de mon temps de jeu dans Skyrim, ranger c'est-à-dire éclaireur parce que c'est à peu près le métier que je fais quand je découvre un jeu de ce genre (ça ou un gros bourrin). L'apparence importe peu, surtout qu'on a le choix entre une dizaine de visage/coiffure.
    Je me retrouve dans des souterrains à l'allure lugubre avec un texte off qui me raconte ce qui m'arrive.

L'interface du jeu : tout est fait pour que tout puisse être contrôlable avec une souris

    Mon premier réflexe est de tripoter tous les boutons pour trouver comment sont les fonctionnalités. Malgré la barre de menu affichée en bas de l'écran, un peu comme un Doom, avec ma tête, le bouton sortir son arme, sortir son sort, prendre, carte, etc... je cherche un peu mes repère. D'abord, je me rends compte que je n'arrive pas à trouver le menu, ce qui s'avère gênant quand je veux m'équiper de cette superbe petite épée trouvée au début (en fait, il fallait cliquer sur ma tête, plutôt logique finalement).
    Mais quelle ne fut pas ma stupeur de me retrouver face à un magnifique hideux gobelin qui traine dans les parages. Après un vif aller sur le monde magique d'Internet, je découvre que pour attaquer il faut cliquer gauche et bouger la souris pour faire le mouvement. C'est sûr que c'est tellement immersif !
    Je tourne et je vire parmi les rats et les gobelins, et j'arrive enfin à sortir de ma prison ! Et je découvre l'extérieur... Je vois que les gens ont l'air tous hyper pressés, mais que si je m'approche ils s'arrêtent net devant moi. Heureusement, sinon je passerais les ¾ de mon temps à les poursuivre. C'est comme ça que j'appris le nom et le métier de tous les habitants de Fortdhiver (ah oui, parce que je ne savais pas où j'étais avant d'y être, donc être nordique fait débuter à Fortdhiver/Whitehold) (oui le jeu est en anglais).

"S'il y a quelque chose d'intéressant à faire en Skyrim, ce n'est pas ici.
- Ah bah euh ok..."

    Mais Fortdhiver, ça vous fait penser à une grande ville ! Une grand académie de mages ! De la neige ! Alors, c'est pareil. C'est IMMENSE. Mais vraiment immense. Pour ça, c'est réaliste. Il y a au moins une centaine de maisons, dont évidemment 95% sont fermées à clé. On entre pas comme ça chez les gens, enfin ! Les seuls bâtiments utiles sont de couleurs différentes et sont l'auberge, le magasin général et le magasin de magie. Et le palais. Ah oui, parce que j'ai visité trois villes, les trois étaient identiques.
    Au début, je voulais visiter l'académie des mages, parce que c'est quand même le bâtiment célèbre de Fortdhiver ! Et bien, il y avait un mage qui voulait me vendre des potions et qui s'est énervé en me disant que l'archimage voulait pas que ses sous-fifres fassent n'importe quoi. Je n'ai jamais trouvé l'archimage...
    Ensuite, je suis évidemment allée à l'auberge, pour avoir des PNJ utiles qui me disent des trucs intéressants ! Une femme m'a dit que j'étais trop moche (sympa), le reste voulait pas tellement me parler. Réputation de merde.
    Alors déjà que je me suis fait tabasser 2 fois par des gardes de la ville (je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que c'est parce que je me enfuie de prison), je suis partie et là, c'est le drame. De la neeeeeige et des arbres sur 10 kilomètres et aucun moyen de se repérer ! Encore, dans les maisons ou les donjons, on a la carte avec le curseur de sa position. Mais dans le vaste monde, rien du tout, tu te démerdes ! Du coup, je me suis téléportée.
    Mais j'avoue qu'en allant au premier endroit de ma mission principale, un repère de voleur, je me suis fait vite défoncer et j'en ai profité pour arrêter la partie.

Ça me semblait tellement familier !

    Conclusion : ça c'est un RPG occidental old school ! Dire que je me plaignais de Baldur's Gate... C'est vraiment hard-core quand on est pas habitué. Bizarrement, je me suis assez prise au jeu (contrairement à Daggerfall qui m'a vraiment repoussée) et j'aurais bien continué encore un moment, en cherchant le moyen de gagner de l'expérience.
    Et puis, je n'ai quand même pas quitté Bordeciel, donc je n'ai pas eu l'occasion de visiter les autres contrées de Tamriel, ce qui est dommage pour le seul opus qui se déroule sur ce continent entier.


jeudi 11 décembre 2014

Au plus noir de la nuit

Ma génération est marquée par le deuxième âge d'or des films d'animation Disney. Donc il arrive parfois (oui, même à des gens biens) qu'on me demande quel est mon Disney préféré, par nostalgie du bon vieux temps. Et bien, j'ai souvent été tentée de répondre que c'était Anastasia. Sauf que, voilà le hic : Anastasia n'est pas un film Disney. On pourrait en avoir l'illusion, surtout du fait de la trame narrative, des graphismes, ou de la présence de chansons à intervalles réguliers. Mais en effet, ça n'en est pas un.
    Mais alors, il vient d'où ce film ? De Dreamworks ? Non, absolument pas. En fait, il vient des Fox Animation Studios, une division de la 20th Century Fox qui produit des films d'animation. Ce n'est pas très connu parce que Disney et Dreamworks sont les tout-puissants détenteurs de ce secteur. Pourtant, ils ont produit notamment 2 films qui m'ont beaucoup marqué : Anastasia et Le voyage d'Edgar dans la forêt magique.
En fait, je compte faire un article sur les films des Fox Animation Studios dès que j'aurais vu assez de films pour m'en faire une idée générale (oui, je passe mon temps libre à regarder des dessins animés, ça vous dérange?).
    Mais aujourd'hui, on va parler d'Anastasia parce que ça en vaut la peine j'en ai envie.

    Dédicace spéciale à Jessica, qui m'a fait regarder Anastasia parce qu'elle avait la cassette.

 Je ne commenterai pas la tête de l'héroïne...

   Anastasia est sorti en 1997, produit par Don Bluth et Gary Goldman, les fondateurs des Fox Animation Studios. Je ne sais pas trop comment le film a été reçu (la page Wikipédia ne dit pas grand-chose là-dessus), je pense que c'est quand même le plus connu des studios, mais qu'il ne fait pas parti des films d'animation cultes de l'époque.
    Le film se passe en Russie, dirigée par Nicholas II, dernier monarque Romanov. Sa fille cadette Anastasia a été séparée de sa famille avec la révolution. Dans le film, le méchant sorcier Raspoutine par vengeance jette une malédiction sur les Romanov pour qu'ils meurent tous. Lorsque la grand-mère d'Anastasia essaye de fuir St Pétersbourg avec elle, elles sont séparée et Anastasia se retrouve recueillie dans un orphelinat, avec presque aucuns souvenirs de sa vie passée. Elle grandit, puis veut absolument aller à Paris sans savoir vraiment pourquoi (là où sa grand-mère l'attend). Elle rencontre Vlad et Dimitri, des escrocs qui cherchent à trouver une fille ressemblant à Anastasia pour la ramener à Paris (pas pour la bonne action, y a une récompense à la clé). Ils vont l'emmener avec eux, le vilain Raspoutine guette et fera tout pour les en empêcher.

    On a donc Anastasia, appelée Ania pour montrer qu'elle est totalement anonyme parce qu'elle a perdu la mémoire. C'est une fille un peu sans gêne, rentre-dedans, débrouillarde parce qu'elle a grandi dans un orphelinat, donc forcément, elle ne ressemble pas à une princesse.
    Dimitri, le prince charmant pas très charmant, était un employé du palais, donc fracture sociale, les deux protagonistes ne sont pas du même monde (on devine que ça posera problème à un moment donné).
    Raspoutine a fait un pacte avec le diable et possèdent des pouvoirs maléfiques (des genres de gargouilles vertes qui s'envolent faire des mauvais tours). Il est très colère, mais il ne peut rien faire sans ses pouvoirs qui le rendent immortels. Il se décompose donc, créant des situations assez amusantes.
    Puis une tripotée de personnages secondaires, Vladimir le copain de Dimitri, Bartok le copain de Raspoutine, la grand-mère...

    D'abord, je vais parler des trucs rigolos du film. Parce qu'en le revoyant aujourd'hui (et c'était même flagrant à l'époque), il y a des détails qui font sourire.
    Les graphismes ne sont pas mauvais en soit. Ils sont plutôt réussis et il y a même l'introduction d'éléments en 3D (ou du moins en un peu plus réalistes), comme la boîte à musique où le lustre que fait tomber Raspoutine. Mais déjà les personnages ne sont pas des canons de beauté (ce qui est plutôt une bonne chose en soit), et en plus, ils font parfois des têtes vraiment bizarres et on se demande si les graphistes ont sniffé de la colle juste avant de dessiner !

Anastasia aime bien loucher. Oui, on se demande ce qu'elle fait en bas à droite.

"Bonjour, j'ai une tête de pervers."

Berk, Dimitri, tu me déçois là.

    Et encore ! C'est les protagonistes qui sont les plus gâtés ! Parce qu'il faut voir la tête des gens du commun des mortels. On va de la vieille de l'orphelinat jusqu'aux gens de St Pétersbourg qui ressemblent aux gens de la fête des fous dans Le Bossu de Notre Dame.

Expliquez-moi pourquoi on sort sa langue quand on parle de ragots.

"Tu es un furoncle sur mon corps de déesse !"

    Le film possède les éléments qui attirent et qui en font un bon film d'animation. Il y a l'héroïne amnésique, le bel escroc qui a bon cœur, le copain marrant et sympathique, un animal rigolo, un méchant effrayant et très colère et plein de pouvoirs et des chansons cools.
    En fait, en y réfléchissant, il n'y a rien de particulier qui le rendrait extraordinaire et plus intéressant que Le Roi Lion par exemple.

    Je donne quand même une médaille au méchant. Parce qu'il est comme Hadès dans Hercule : il est cool, il a le groove dans la peau, il est très colère, il est drôle et il a un sous-fifre hyper fun : Bartok. Ce n'est pas pour rien que les studios ont produit un spin-off qui s'appelle Bartok le magnifique. Bartok sort les répliques drôles du films, et le plus grand nombre de jeux de mots qui fonctionnent dans un film d'animation (on se croirait parfois dans Monstres & Cie).
« C’est toujours pareil les barbus crient et les chauves-souris ! »
« Je la démolirai en deux s’condes chef, d’abord je lui ferai « yaha » et ensuite « yahaha » et puis après je lui ferai « youhou » et « yahaha » et puis j’lui donnerai un coup de pied. »
« 
Je sais que vous avez le bras long mais n'en faites pas trop. » (pendant que le bras de Raspoutine s'allonge)
    Surtout, Bartok n'est pas méchant. Il accompagne Raspoutine, mais il ne fait rien. Il regarde, il informe le méchant et il commente ce qu'il se passe. En fait, il ajoute du potentiel fun au film. Il se pose du côté du spectateur ; comme à la fin, il apparaît pour dire « Ah j'aime les histoires qui se finissent bien ! ».


C'est mignon une chauve-souris albinos.

"Ne vous inquiétez pas maître, j'ai l'oeil pour ces choses-là."

Même quand il est content, il fait peur.

    Je trouve que mes articles sont de moins en moins structurés, j'ai un peu honte de moi. Je devrais me faire un plan de travail et rédiger des trucs cohérents. Mais tant pis, on va faire un nouveau paragraphe sur ce que j'ai envie de dire.

    Alors évidemment, j'en appelle à mon cœur de petite n'enfant et je vais dire deux, trois mots sur Dimitri. Dimitri sur qui je fantasmais secrètement (comme tous les princes charmants des films d'animations en fait, je devrais faire un article là-dessus)(ce blog ressemble de plus en plus à Madmoizelle.com quand même), surtout parce qu'il n'était pas un prince charmant. C'est un mec tout à fait banal, un peu (beaucoup) arrogant parce qu'il se débrouille tout seul, il sait tout mieux que tout le monde et il aime bien contrôler.
    Il faut avouer qu'il n'est pas vraiment beau (déjà à cause de ses têtes bizarres), et puis la mode en Russie, c'est pas tout à fait ça quoi... En plus, sa voix française est aussi la voix française de Jim Carrey et de Mattew Perry. Oui, ça enlève du prestige. Surtout que c'est bien reconnaissable. Je n'ai rien contre ces acteurs (en plus, Chandler, c'est quand même le meilleur personnage masculin de Friends, hein, entre nous).
    Maaaaais, Dimitri c'est le mec qui va t'aider parce qu'il a un bon fond. C'est le mec qui ne va pas hésiter à reconnaître ses sentiments parce qu'il a peur, parce qu'il sait que ça ne marchera pas parce que c'est un pauvre palefrenier et qu'Anastasia est une princesse, mais il l'aide quand même au détriment de ses sentiments.
    OK, c'est classique, je n'ai pas dit que c'était novateur. On avait déjà Aladdin dans ce cas-là (justement Aladdin est mon Disney préféré, je me demande si ça n'aurait pas un lien...).


Oooooh c'est mignon.

"Ce n'est pas convenable pour une princesse.
- Je t'emmerde."

    Maintenant, et comme cet article n'est absolument pas structuré, je vais poster des chansons du film, parce qu'elles sont biens et qu'elles rentrent dans la tête.

https://www.youtube.com/watch?v=_U-UJJ3Agh4(J'arrive pas à la mettre en vidéo, mais suivez le lien)


(Vous pouvez pas savoir comme j'ai du mal à trouver des vidéos du films)


(Voilà, comme ça, ça vous spoile le film)
(Oh et puis zut, je retourne me coucher)



dimanche 16 novembre 2014

Le pénitent le passe

NaNoWriMo Day 16

Comptage de mots
Jour 1 : 900
Jour 2 : 1333
Jour 3 : 4126
Jour 4 : 6623
Jour 5 : 8296
Jour 6 : 10013
Jour 7 : 11758
Jour 8 : 13908
Jour 9 : 13908
Jour 10 : 16030
Jour 11 : 18443
Jour 12 : 20103
Jour 13 : 21597
Jour 14 : 22889
Jour 15 : 22889
Jour 16 : 22889

L'écran de la mort, qui amène désespoir ou espoir suivant l'état d'esprit

   Ah mes amis, nous sommes aujourd'hui en train de vivre des heures sombres. Je vous avoue qu'en ce moment, je suis malheureuse. Je suis malheureuse parce que j'ai du mal à aimer cette histoire.
   Je prends du recul, je vois ce qu'il se passe, et je me dis : "Merde, mais qu'est-ce que j'ai fait ?" Alors, pourquoi ce sentiment de vulnérabilité ? Pourquoi d'un coup, l'enthousiasme est retombé et je n'ai qu'une envie, c'est de ne jamais reprendre l'écriture de ce roman ?

"Regardez-moi tout ce gâchis."

   Déjà, l'écriture de ce NaNo m'est beaucoup plus difficile que l'année dernière, pour une raison assez évidente : Il n'y a pas les mêmes attentes.
   L'an dernier, j'ai construit mon récit autour d'un univers d'heroic-fantasy où tout tournait autour d'une quête (Imaginez que j'essayais d'écrire le Seigneur des Anneaux). Même si ça ne correspondait pas exactement à ça, et que l'objet de l'histoire était plus la remise en question de ce monde et les relations entre les personnages (toujours les relations avec les personnages, je pourrais écrire un livre basé uniquement là-dessus, mettez-moi des gens dans une boîte et on verra ce qu'il se passe), c'était un récit d'aventure, quelque chose d'un peu épique. Ce style est très enthousiasmant à prendre en main et assez facile à broder.
   Cette année, j'écris un roman basé sur le voyage d'un personnage qui erre, qui reste bloqué dans son passé. Mon principal problème est que je ne sais pas où il va. J'ai une vague idée du déroulement du récit, mais il n'a aucun but. Avouez que c'est assez déroutant. Alors, oui son voyage va être modifié par les rencontres qu'il va faire, les obstacles qui vont se dresser devant lui et la progression qui va le "guérir" de son blocage. Mais c'est blasant parce qu'il n'y a pas la même teneur d'aventure.

Mes persos doivent se dire ça à longueur de temps.

   Et puis, il y a autre chose. Ce récit contient certaines choses qui me tiennent à cœur, et du coup, j'ai presque l'impression de ne pas avoir envie de les faire ressurgir. Parce que je sais en partie (l'intuition féminine évidemment) que je vais envoyer mes personnages dans la merde, et qu'ils ont déjà été dans la merde, et que je suis quasiment sûre que la fin ne sera pas une happy end
   Je pense vraiment, même si j'ai du mal à y croire, qu'il y a une barrière psychologique dans tout ça. Si je m'arrête d'écrire, les personnages n'iront jamais là où ils devraient aller.
   En même temps, je ne sais pas terminer quelque chose. J'ai des tas de jeux vidéos que je ne terminerai sans doute jamais, des livres en cours de lecture inachevés, des projets restés en suspend, et des milliers d'histoires qui ont pu effleurer mon esprit et qui ne verront jamais le jour.
   Ma vie restera un non-sens absolu.

"Oh God, peut-être que ce blog va enfin prendre fin."

   Ha ha ha ! J'exagère bien sûr.
   Vous savez, c'est là le moment où l'écriture devient une torture... et un travail (travail, tripalium, torture, vous voyez le topo). Et c'est là qu'on se rend compte que pousser pour arriver à quelque chose, c'est toujours dur (sans mauvais jeu de mot).

   Bref, en vérité, je n'ai pas envie de continuer à écrire là-dessus, mais alors pas du tout. Est-ce que je vais m'y remettre à un moment donné pour aboutir à quelque chose ? Peut-être, mais sûrement pas dans le cadre du NaNo.
   Est-ce que c'est la confirmation anticipée d'un échec ? C'est possible. Mais bon, j'aurais essayé quelque chose de nouveau, alors qu'à la base j'étais persuadée que je continuerais mon roman passé dans la même ardeur.
   C'est peut-être là qu'est mon erreur.


***
 
    C'était quoi d'jà ta vie d'avant ? Ah oui, rouler, jouer les gros bras et grailler dans des restos américains miteux comme un rebut de la société ?
    Ta gueule Joe, j'ai pas envie de t'entendre maintenant.
    Tu sais bien c'que t'es. T'es dépressif parce que t'as perdu ta chatte préférée. Mais mon gars, c'est pas la seule qu'existe. Tiens, j'suis sûr que si t'insistais un peu, la gamine l'ouvrirait sans problème.
    Ben voyons, vu comme elle a l'air jeune, je risque sûrement rien à la sauter, t'as raison.
    Tu vois ! On arrive d'jà à s'entendre...

***

dimanche 9 novembre 2014

La crème de la crème

Les mûres me font craquer.

   Rien ne sera jamais meilleur pour moi qu'une tropézienne, c'est mon dessert préféré.
   La tropézienne est faite d'une brioche au sucre coupée en deux, fourrée avec un mélange de crème au beurre et de crème pâtissière. Les grains de sucre sont parfois remplacés par des amandes avec du sucre glace.

C'est magique tout ce sucre.

   J'avais du mal à voir la différence avec un Paris Brest, où le principe est semblable, mais où la composition est complètement différente. C'est une pâte à chou recouverte d'amandes (quasiment toujours cette fois) en forme de couronne, fourré à la crème mousseline pralinée.

Cet article est décidément très diététique.


   Autant vous dire que ça n'a rien à voir (le praliné, c'est bon, mais avec modération).

samedi 8 novembre 2014

Alors que revoilà la sous-préfète

NaNoWriMo Day 8

Comptage de mots
Jour 1 : 900
Jour 2 : 1333
Jour 3 : 4126
Jour 4 : 6623
Jour 5 : 8296
Jour 6 : 10013
Jour 7 : 11758
Jour 8 : 13684 - en cours

Cette vidéo de chaton est tout à fait fascinante.

***

    Il sortit sous la pluie battante qui lui ruisselait sur le crâne et sur les épaules. La nuit était sombre et la pluie s'était remise à tomber de plus belle. Alexandre ouvrit la porte de son pick-up et s'y engouffra. Un éclair zébra le ciel lorsqu'il alluma le moteur, et fit crisser les roues sous le sol mouillé et glissant. Il sortit du parking et se précipita sur la route. Les nuages formaient des taches d'huile dans le ciel d'encre, et les rayures de la pluie masquait tout paysage. Il n'y avait plus personne sur la route, le pick-up filait à toute allure. Alexandre avait les doigts crispés sur le volant, serrant les dents pour éviter de hurler et il appuyait sur la pédale d'accélération comme un fou. La musique était forte et emplissait toute la cabine. Elle emplissait ses oreilles qui n'entendaient plus que ça, malgré le vacarme de la tempête à l'extérieur. La voix de James Hatfield résonnait dans sa tête, comme les paroles de sa chanson qu'il n'écoutait pas vraiment. And your thoughts will soon be wandering the way they always do, when you're riding sixteen hours and there's nothing much to do, you don't feel much like travelin', you just wish the trip was through. Alexandre se fichait bien de la pluie. Il se fichait de savoir si un virage mal placé allait le mettre dans le fossé. La seule chose à laquelle il pensait était Maxwell*. Ce n'était même pas Pénélope. Non, Pénélope était au-delà de ses pensées. Il ne ressentait que la rage qui l'envahissait. Cette rage qu'il avait si longtemps laissé au fond de lui. Cette rage qui l'avait emmené parfois si loin qu'il en avait perdu le sens commun. Il n'avait pas envie de la voir réapparaitre, mais c'était trop tard. Il se disait même, dans un minuscule coin de sa tête, que peut-être la longueur de la route pourrait le calmer. Mais rien ne pouvait plus faire ça.
***
*Maxwell est un nom provisoire, car je n'en ai pas encore trouvé de satisfaisant.




jeudi 6 novembre 2014

Un départ sur les chapeaux de roue

NaNoWriMo Day 6

Comptage de mots
Jour 1 : 900
Jour 2 : 1333
Jour 3 : 4126
Jour 4 : 6623
Jour 5 : 8296
Jour 6 : En cours

All work and no play makes Jack a dull boy.

   Après un départ très hésitant sur les 2 premiers jours (où j'étais, avouons-le, morte de trouille), je me suis bien rattrapée et je suis dans la moyenne sur le nombre de mots à faire. C'est-à-dire que je fais le nombre de mots suffisant par jour pour pouvoir atteindre les 50'000 mots en écrivant régulièrement chaque jour (à savoir environ 1667 mots par jour).
   Maintenant tout baigne, j'avance assez bien, et j'arrive à avoir assez de temps pour taper mon cota de mots, lire le Monde et regarder Battlestar Galactica.



   Ah et puis il fait un peu froid chez moi alors je mets mon plaid et je bois du thé.

Classe

***

    Pénélope fumait, allongée sur le lit. C'était un de ses nombreux défauts. Mais tout défaut possédait sa qualité. Pénélope ne fumait que quand elle venait de faire l'amour. Seulement à ce moment-là, elle permettait à son corps de recevoir quelque chose de néfaste, comme pour compenser tout le plaisir qu'elle avait pu avoir précédemment. Alexandre se demandait parfois si elle fumait même quand elle n'avait pas pris de plaisir.
    Ses cheveux bruns cachaient une grande partie de son visage. Elle faisait partie de ces femmes qui n'ont jamais l'air de se coiffer, mais à qui ce chaos allait bien. Sa coiffure devait ressembler à un carré plongeant à une époque moins mouvementée de sa vie. Dès lors, c'était un nid d'oiseau. Un nid d'oiseau très sexy.
    « Je vais sans doute partir bientôt, dit-elle, avant d'aspirer une grande goulée de fumée. »
    Alexandre ne tourna même pas la tête vers elle, il regardait le ventilateur tourner.
    « Où ? Demanda-t-il sans conviction. »

    Comme il s'y attendait, Pénélope ne répondit pas. Elle restait assise là, nue, à regarder dans le vague. Alexandre ne savait pas trop quoi dire. En fait, il savait qu'il n'y avait plus rien à dire. C'était difficile à supporter, mais il n'était pas du genre à lui montrer ses faiblesses. Il voulait être fort pour elle, peut-être pour la séduire, pour lui montrer qu'elle pourrait toujours compter sur lui, même si elle ne s'accrochait pas à lui comme il l'aurait voulu. C'était triste, et pourtant, il n'avait plus le courage de faire quoique ce soit.
    Pénélope souffla un nuage gris devant elle avant de tousser.
    « Je n'ai pas envie de partir.
    - Alors ne pars pas, enchérit Alexandre. »
    Il n'eut pas besoin de se tourner vers elle pour voir ce qu'elle pensait. Elle aussi était triste. Non, c'était un autre état. Une forme d'angoisse, de dépression. Quelque chose qui lui prenait les tripes et qui ne la lâcherait jamais.
    « On ne se reverra sans doute plus, dit-elle. »
    Pour une fois, Alexandre fut surpris. Il ne laissa rien transparaître, mais son cœur manqua un battement. Ce petit jeu durait depuis assez longtemps pour qu'il sache qu'ils allaient se séparer pendant une longue période avant de se retrouver. Ce n'était pas la première qu'il l'entendait dire ça. En revanche, son intuition lui murmurait que cette prédiction se révèlerait sans doute vraie.
    « Tu dis ça maintenant, mais tu reviens toujours, lui dit-il. Tu ne devrais pas t'infliger ça. »
    Pénélope écrasa sa cigarette dans le cendrier à côté d'elle et se tourna vers lui.
    « J'ai encore envie de toi. »
    Puis elle se serra contre lui pour le reste de la nuit.

***